Coalition Burundaise pour la cour Penale Internationale(CB-CPI)
24 Mars: Journée Internationale pour le droit à la vérité en ce qui concerne les violations flagrantes des droits de l'homme et pour la dignité des victimes.
Atelier de réflexion sur les pistes à explorer afin d’obtenir la vérité et la justice sur les crimes qui ont été commis et qui continuent à se commettre en toute impunité au Burundi depuis le 26 Avril 2015.
- Contexte et justification
Le droit à la vérité est souvent invoqué dans les cas où il y a des violations flagrantes des droits de l'homme et des infractions graves aux droits humains. Quand on a par exemple assisté à des cas d'exécutions sommaires, de disparitions forcées ou volontaires, de rapt et ou d'enlèvements, de torture, les victimes ou leurs proches ont le droit d'exiger de savoir ce qui s'est vraiment passé, pourquoi ? ... Le droit à la vérité est le droit de connaître la vérité absolue et complète sur ce qui s'est passé, les circonstances spécifiques des événements et les personnes qui y ont participé.
Au Burundi, nombreuses sont des personnes qui ont assisté impuissamment aux arrestations puis disparitions forcées des proches, amis et connaissances, des viols des mamans devant leurs enfants, des exécutions extrajudiciaires en pleine journée par des agents officiels, la police nationale du Burundi, la milice imbonerakure et certains éléments de l’armée. Le Cas illustratif est l’attaque d’un convoi funéraire par la Brigade anti émeutes BAE qui était commandé par le Col de police Désiré UWAMAHORO en pleine journée, ceux ou celles qui ont échappé aux tirs de la police ont été attrapés et achevés par la milice imbonerakure de la localité, aucune enquête n’a été diligente encore moins une poursuite judiciaire contre les commanditaires, auteurs ou exécutants.
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Malgré le disfonctionnement de l’institution judiciaire burundais, les victimes des violations des droits de l’homme ont la possibilité de faire recours aux mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits de l’homme. C’est dans cette optique que les avocats de la CB CPI accompagnent, depuis 2016, certaines victimes devant la CADHP, et devant d’autres mécanismes régionaux et internationaux et donnent des informations auprès du Bureau du Procureur de la Cour Pénal International.
Actuellement, des décisions concernant une dizaine de victimes et une personne morale (Radio Publique Africaine) ont été prises par la commission et d’autres mécanismes comme le Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire, le Comité contre la Torture ont déjà rendu des résolutions et recommandations sur différents cas de tortures, détention arbitraire. Néanmoins, aucune mise en application de ces décisions n’a été possible, ainsi les victimes restent toujours en attente d’une vérité à travers une justice réparatrice.
Pour cet effet, la CP CPI souhaiterait organiser un atelier de réflexion sur le droit à la vérité concernant les violations flagrantes des droits humains et pour la dignité des victimes au Burundi.
- Objectif
Atelier de réflexion sur le droit à la vérité en ce qui concerne les violations flagrantes des droits humains commis au Burundi depuis avril 2015.
Personnes cibles pour les activités
Les victimes réunies dans les associations des victimes de 2015, les leaders de la société civile Burundaises, les avocats.- Durée et lieu de l’activité
La réunion avec les victimes se tiendra à Kigali, au Rwanda le 24-03-2024, date de la célébration de la journée internationale dédiée à la vérité en ce qui concerne les violations flagrantes des droits humains et la dignité des victimes.
L’atelier durera une demi-journée et aura lieu au Rwanda et en ligne pour ceux qui sont en dehors du Rwanda.
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- Contenu et thématiques à aborder
Il sera question d’aborder :
o Un thème sur le droit à la vérité sur les violations flagrantes des droits
Humains au Burundi ;
o Un thème sur les droits des victimes à la CPI ;
o Projection de séries de témoignages des victimes ;
o Synthèse et clôture de l’atelier
- Méthodologies à utiliser lors des travaux
La méthodologie participative sera privilégiée. Après présentation des sujets, les participants auront le temps de poser des questions.
Un modérateur va diriger les débats, et chacun aura le temps de s’exprimer.
- Résultats attendus
Rédaction de la note de plaidoyer en tenant compte de la situation actuelle des violations flagrantes des droits humains.
Un documentaire qui retrace les témoignages des victimes.
- Les besoins de l’atelier
- Les besoins humains
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Les victimes en présentiel et en ligne |
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Les avocats |
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Un consultant |
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Les Leaders de la société civile |
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Manager du système internet. |
b. Règle du jeu |
La session sera enregistrée uniquement pour faciliter le processus de prise de notes. L'enregistrement sera sauvegardé dans un système crypté.
La réunion sera hybride, en présentiel pour ceux et celles se trouvant au Rwanda et sur Zoom, pour ceux et celles se trouvant en dehors du Rwanda, au Burundi, Ouganda et en Europe.
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- Chronogramme des activités : le 24 Mars 2025
Heures |
Activités |
Responsable |
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8h45- 9h00 |
Arrivée et installation des participants |
Staff CB-CPI |
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Accueil des participants |
Représentant de la CB-CPI |
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9h15-10h00 |
Burundaises |
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10h00-10h35 |
Pause-café |
Logistique |
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10h35-10h50 |
Thème 2 : Droits des victimes à la CPI |
2ème Orateur, Mr Olivier Landon, CPI |
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10h50-11h05 |
(thème 2) |
Participants |
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11h05-11h50 |
victimes |
Staff CB CPI |
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11h50 -12h30 |
Echanges, Séance des questions et réponses (thème 1) |
Participants |
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12h30-13h |
Synthèse de la journée et Clôture de l’atelier |
Staff CB CPI |
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