Declaration CB CPI du 25 Octobre 2019

 

25/10/2017  -  25/10/2019 :

Deux  ans d’enquête, la CPI donne une lueur d’espoir aux victimes des crimes commis au Burundi

 

Le 25/10/2017, la Chambre préliminaire de la Cour Pénale Internationale a autorisé l’ouverture des enquêtes pour les crimes de droit international commis depuis avril 2015 au Burundi. Depuis cette date, les victimes peuvent désormais espérer une justice et réparation. Les victimes Burundaises vivent avec d’énormes blessures physiques, morales et psychiques. Certaines d’entre-elles vivent avec un traumatisme insupportable, spécialement les filles et femmes qui ont été violées aux yeux de leurs parents, ou tout simplement des parents qui ont assisté impuissamment aux viols, tortures et assassinats de leurs enfants.

Si la CPI a décidé d’ouvrir les enquêtes au Burundi, c’est qu’elle a constaté que les crimes graves et les souffrances qu’ont subis et continuent à subir les victimes et leurs familles sont d’une telle ampleur qu’ils ne devraient pas rester impunis.

A ce titre, la victime occupe une place absolument déterminante et a un rôle central à jouer pour contribuer à la manifestation de la vérité. C’est elle en effet qui a vu, subi et vécu au premier plan les atrocités sous investigation. Par ailleurs, la justice n’est véritablement équitable et réparatrice que si la voix des victimes est entendue à toutes les étapes de la procédure.

Malgré le contexte particulier que traversent les victimes burundaises, leurs rôles restent incontournables pour le bon aboutissement de toute la procédure. Elles nécessitent alors un soutien et une protection pouvant leur garantir une participation effective et sécurisée. La réparation symbolique et réelle des torts subis est à ce prix. Cela appelle à une solidarité de toutes les victimes des atrocités commises au Burundi depuis avril 2015.

La CB CPI profite de cette date pour rappeler  aux  victimes que l’heure de la justice a sonné, il est important de se regrouper dans des associations, se faire inscrire pour participer personnellement ou se faire représenter  dans toutes les phases de la procédure.