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Rapport des Mois d'Août 2019

 

Rapport sur la répression contre les membres du Congrès National pour

la Liberté  agrée en   Février 2019

 

  

TABLE DES MATIERES. 

  1. SIGLES ET ABREVIATIONS. 
  2. INTRODUCTION.. 
  3. Assassinat et disparitions forcées des membres du CNL. 

2.1. Assassinat des membres du parti CNL. 

2.2.  Disparition forcée des membres du parti CNL. 

  1. Intimidation et passages à tabac des membres du CNL. 
  2. Arrestations arbitraires des membres des CNL. 
  3. Les permanences du parti CNL vandalisées. 
  4. Conclusion. 

 

  

0.     SIGLES ET ABREVIATIONS

 CB-CPI          : Coalition Burundaise pour la Cour Pénale Internationale

CNDD-FDD  : Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie

CNL               : Congrès National pour la liberté

MSD               : Mouvement pour la solidarité et le Développement

UPRONA      : Union pour le Progrès National

Imbonerakure : Jeunesse du parti Cndd fdd

 

 

1.    INTRODUCTION

 

                         En février 2019, le régime burundais avait tenté de voiler sa vraie face de liberticide en reconnaissant le parti d’opposition d’Agathon Rwasa, après l’avoir obligé à en changer le nom. Mais, depuis lors, la répression se durci contre le Congrès national pour la liberté (CNL) au Burundi : Des cas de Harcèlement, d'intimidations, d'arrestations arbitraires, d'emprisonnements abusifs, de violations des droits de l’homme, ont été enregistrés.

Le coup d'envoi a été lancé par un cadre de la police à Muyinga Jérôme NTIBIBOGORA qui menacé     d' « éliminer » les membres du parti d'Agathon Rwasa s'ils « organisaient des réunions clandestines ». Des déclarations faites à l'occasion d'une réunion publique, révélées par la fuite d'un enregistrement d'un message audio de ce haut responsable de la police.

Malgré la gravité de ces propos répréhensibles, aucune sanction pénale ou administrative n’a été infligée à cet officier de la police burundaise dont le comportement criminel a été toléré voire encouragé par les autorités burundaises et un tel cas d’impunité n’est pas isolé.

Dans le présent rapport nous allons revenir sur  la répression subie par les membres du parti CNL depuis son agrément au  mois de février 2019 jusqu'aujourd'hui, la CB CPI a pu répertorier  neuf ( 9) membres du CNL victimes d'assassinat, douze  (12) arrêtés et portés disparus , cent soixante-quatre  (164) cas  d'arrestations arbitraires tandis que cinquante-trois   (53) autres ont et été victimes des actes de tortures, et d’autres traitements cruels inhumains ou dégradant  .

Le rapport évoque aussi le phénomène quasi généralisé de détruire, souiller à l’aide des excréments humains, des permanences du CNL qui par après sont vandalisées ou brulées.

Ce rapport démontre la politique de répression du régime à une catégorie de la population civile ciblée uniquement pour leurs opinions politiques comme c’est le cas de ces membres du nouveau parti CNL dirigé par Agathon Rwasa.

 

 

2.     Assassinat et disparitions forcées des membres du CNL.

 

                    Depuis l'agrément du parti CNL par le gouvernement du Burundi, plusieurs membres dudit parti ont été victimes d'assassinat et de disparition forcée. Ainsi, selon la documentation à la disposition de la CB-CPI, depuis le mois de février 2019, au moins Neuf (9) Personnes, membres du parti CNL sont victimes d'assassinat tandis qu'au moins douze(12) autres ont été portés disparus quelques temps seulement après leurs arrestations par les forces de défense et de sécurité ou par les membres de la jeunesse du parti CNDD FDD au pouvoir.  

 

  2.1. Assassinat des membres du parti CNL  

                         

                            Faustin Bigirimana  tué par des individus qui n’ont pas été  identifiés, dans la commune de Bugabira, en province Kirundo (nord du pays) le 21 juin 2019. Des proches rapportent que la victime est un militant actif du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté). Il avait été sollicité à maintes reprises pour adhérer au parti au pouvoir CNDD-FDD, sans jamais accepter.

  Aucune investigation n’a été menée ni par la police ni par le parquet de la République en province Kirundo   pour connaitre les s auteurs de cet assassinat.

                      Des témoins sous couvert d’anonymat rapportent cependant que depuis l’assassinat de M. Bigirimana, des membres de la milice imbonerakure accentuent les menaces visant les autres militants du parti CNL ainsi que les membres de la famille du défunt  

                Olivier Ndayishimiye et Terence Manirambona , membres du parti CNL, qui ont  été tués par les membres du service de renseignement La milice imbonerakure a tabassé Zacharie NIZIGIYIMANA sur la colline Rukira, commune Butihinda, province Muyinga en date du 21 Avril 2019. La victime était un membre du parti CNL dirigé par Agathon Rwasa et il a succombé de ses blessures le 23 Avril 2019 pendant qu'il était en plus incarcéré dans le cachot de la commune Butihinda.

                      La milice imbonerakure avait attaqué les membres de l'opposition et avaient commencé à les tabasser. Ces derniers se sont défendus et la milice a fait appel au renfort les autres imbonerakure.  En plus de Nizigama, son ami Aloys Ncishubwenge avait décédé la veille. La police a décidé de mettre les victimes dans le cachot au lieu de les transporter à l'hôpital. Il est à noter que les imbonerakure présumés auteurs du crime n'ont jamais été inquiétés même si la victime Nizigama avait identifié le chef de l'attaque qui est le nommé NIMUBONA Chabani.

                    NSAVYUMWAMI Gregoire, membre du CNL a été  tué dans la nuit du 18 au 19 août à Muyinga au moment où les militants du parti CNL rentraient des cérémonies d'ouverture de leur permanence provinciale et ont tombé dans une embuscade tendue par les imboreakure à la colline Rutoke, zone Rugari, commune et province Muyinga.[1]

                    Bède BARUTWANAYO, membre du parti CNL, tué par grenade par des personnes inconnues, sur la colline kavomo, commune et province Kirundo le 11 mai 2019.  Selon des sources sur place, Bède est mort sur le place et sa femme a été blessée à la jambe gauche. Elle a été vite évacuée vers l’hôpital de Kirundo. Bède BARUTWANAYO avait échappé à une embuscade tendue par des Imbonerakure de cette colline, deux mois auparavant.

 

                  Le corps sans vie de Sébastien NIYONZIMA, originaire de la colline Buhonga, zone Ruyaga, commune Kanyosha, province Bujumbura Rural et membre du parti CNL a été découvert dans un caniveau séparant la zone urbaine de Nyakabiga et le quartier Jabe III de la zone urbaine de Bwiza, commune Mukaza en  Mairie de Bujumbura  le 16 mai 2019. Selon des sources sur place, la victime présentait des signes d’étranglement.

                 Désiré NDEREYIMANA, membre du parti CNL a été assassiné par des personnes non identifiées armées de fusils au village V de la commune Gihanga, province Bubanza le 12 Juillet 2019. Selon des sources sur place, ces auteurs ont défoncé la porte et se sont introduits dans sa maison. Ils ont directement tiré sur lui. Deux présumés assassins ont été arrêtés par la police pour être placés en garde à vue au cachot du poste de police de Gihanga

 

 

 

  2.2.  Disparition forcée des membres du parti CNL.

 

Depuis Février 2019, au moins douze (12) personnes, membres du parti CNL dirigé par Agathon Rwasa ont été victimes de disparition forcée dont les auteurs sont les membres de la milice imbonerakure, de la police et du service national des renseignements

Il s'agit notamment de :

  • Manassé Nduwimana  a été enlevé par le responsable du service national des renseignements de la province Cibitoke (nord-ouest du pays) à son domicile sur la sous-colline Rubuye, secteur Mparambo I, commune Rugombo, province Cibitoke le 8 mars 2019. Des proches rapportent que des membres de la milice imbonerakure étaient présents pour aider l’officier du SNR à embarquer M. Nduwimana. Ce dernier est un membre actif du parti CNL (Congrès National pour la Liberté) dirigé par le député Agathon Rwasa. Il était mobilisateur de ce parti d’opposition lors de son enlevement.
  • Asmani Misago, membre du parti CNL  a été arrêté par le responsable communal du service National de renseignement à busoni, zone Gatare, commune Busoni, province Kirundo en date du 13 mars 2019. Selon des proches, les membres de sa famille ont cherché dans tous les cachots sans succès et les raison de son arrestation n'ont pas été indiquées
  • Thérence BARANYIMBA, âgé de 37 ans, membre du parti CNL, a été enlevé, Sur la colline Maramvya, commune Makebuko, province Gitega, par Jovin CISHAHAYO, chef du SNR en province Gitega accompagné des policiers et des Imbonerakure le 17 mars 2019. Selon des sources sur place, Thérence BARANYIMBA a d’abord été enfermé dans la maison de Jovin située sur la colline Songa avant d’être ensuite emmené dans un endroit inconnu. Il a été accusé de posséder une arme à feu alors que la fouille perquisition qui a été opérée à son domicile, rien n'y a été trouvé
  • Dieudonné Nduwayezu, Olivier Ndayishimiye et Thérence Manirambona qui ont été embarqués par des agents du service national des renseignements le 18 mars 2019 dans le quartier Magarama, ville de Gitega. Les proches rapportent que les trois (3) victimes sont des militants du parti d’opposition CNL dirigé par le député Agathon Rwasa.
  • Gabriel NIYONZIMA et Claude MPOZENZI, tous membres du parti CNL, ont été arrêtés, Sur la colline Nyamitanga, zone Ndava, commune Buganda, province Cibitoke, par Venant MIBURO, responsable du SNR en province Cibitoke le 16 avril 2019. Selon des sources sur place, ces deux victimes ont été descendues d'un véhicule de transport qui se rendait à Bujumbura. Selon les mêmes sources, elles ont été ligotées et ont été embarquées à bord d’une voiture appartenant audit agent qui les a conduits vers une destination inconnue
  • Jérémie NDAYITWAYEKO, membre du parti CNL, a été arrêté, sur la colline Muyange, zone Rubirizi, commune Mutimbuzi, province Bujumbura Rural par Gérard NDAYISENGA, responsable du SNR en province de Bujumbura Rural en compagnie de Joe Dassin NDUWIMANA, responsable du SNR en commune Mutimbuzi le 13 mai 2019. Selon des sources sur place, Jérémie NDAYITWAYEKO a été menotté et conduit au cachot du poste de police de la zone Rukaramu, dans la même commune. Le même jour vers 18 heures, des personnes non identifiées à bord du véhicule de type Hilux aux vitres teintées, appartenant à Gérard NDAYISENGA, sont venus le récupérer du cachot. Ils l’ont conduit, menotté, vers une destination inconnue
  • Philibert NDINDURUVUGO, membre du parti CNL, a été enlevé de chez lui, Sur la colline Ngomo, zone Masaka, commune Giteranyi, province Muyinga, par des gens non identifiés qui étaient à bord d’une camionnette sans plaque et conduit vers une destination inconnue le 15 Mai 2019. Selon des sources sur place, les membres de sa famille ont cherché partout mais en vain et son téléphone portable sonnait occupé depuis le jour de son enlèvement
  • le surnommé Ndaba, âgé de 28 ans, conducteur de taxi moto et membre du parti CNL, a été arrêté, Sur la colline Cibitoke, commune Rugombo, province Cibitoke, par le (Commandant) De corps du commissariat de police Cibitoke accompagné par le responsable provincial du SNR à Cibitoke, Venant MIBURO et des Imbonerakure conduits par un certain Mwenyemari, responsable des Imbonerakure sur la colline Cibitoke le 23 Juin 2019 . Selon des sources sur place, la victime a été accusée d’avoir collaboré avec des rebelles du mouvement armé FNL du Général Aloys NZABAMPEMA. Le lieu de sa détention n’a pas été connu.

Isaïe Batumunwa (surnommé Kirandaranda) a été enlevé par des agents du service national des renseignements sur la colline Bwayi, commune Mugina, province Cibitoke (nord-ouest du pays) le 22 juillet 2019. Des proches rapportent que la victime est un militant actif chargé de la mobilisation au sein du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté)    

 

3.     Intimidation et passages à tabac des membres du CNL.

 

 

                   Depuis l'agrément du parti CNL dirigé par Agathon Rwasa, au moins cinquante-trois (53) membres de ce parti ont été victimes des actes de tortures, et traitements cruels inhumains ou dégradant infligés par les imbonerakure en complicité avec certains membres des corps de défense et de sécurité.

Parmi les cas répertoriés par la CB CPI, c’est notamment les actes de tortures contre un certain Minani le 24 juin 2019 à kibago, commune kibago, province Makamba où la milice imbonerakure l’a torturé. 

Des témoins indiquent que la victime était accusée de vouloir nourrir des rebelles alors qu'il avait sur lui quelques kilogrammes de haricots.

                   Les mêmes témoins indiquent que M. MINANI est un membre du parti CNL. La victime a essayé de porter plainte contre les agresseurs qui sont Berakumenya, Albert et NIHORIMBERE mais ils n’ont pas été inquiétés jusqu’à ce jour.

                         D’autres cas similaires ont été rapporté c’est entre autres ce qui s'est passé dans la zone Minago, commune et province Rumonge en date du 30 mars 2019 où les personnes membres du CNL qui sont Déo BUKURU, Fabrice Irankunda, Jean Bosco Shemezimana, Lin Muhimpundu et Mlles Liliane Habarugira et Adeline Niyomwungere ont été sérieusement tabassés par les membres de la milice imbonerakure, le seul tort serait le refus   d'adhérer au parti CNDD-FDD.

                        Les victimes ont tenté de se plaindre contre les tortionnaires qui sont Vital Nzisabira, Jean Paul Ndayishimiye, Emmanuel Matata et Jean Bosco mais en vain.  La police n’a arrêté aucun des présumés auteurs des actes de torture jusqu’à ce jour.

L’inertie de la police ou de la justice demontre qu’il s’agit d’une politique de répression du régime contre toute voix discordante.

                        Un autre cas est celui de Joseph Muhanyi et Serges Ntahondi arrêtés le 11 avril 2019 sur la colline Nyamagana, zone Mugera, commune Bugendana, province Gitega (centre du pays). Ces deux (2) hommes sont des membres du parti d’opposition CNL dirigé par le député Agathon Rwasa.  

 Ils avaient d’abord été tabassés par les miliciens imbonerakure dirigés par le chef de zone Mugera puis emmenés par les mêmes miliciens au cachot de police

Ils sont accusés de réunion illégale et de collecte de cotisations pour leur parti, pourtant  cela  ne constitue pas une infraction au regard de la loi.

                       Désiré Nduwimana a été tabassé par des membres de la milice imbonerakure, sur la colline Gerangabo, commune Mutaho, province Gitega (centre du pays) le 15 avril 2019 dans la soirée. Des proches rapportent que la victime est le représentant provincial de la jeunesse Ivyuma vy’indege, du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté). M. Nduwimana a été blessé et évacué par des proches dans un centre de santé

                        Pierre MUSHENGEZI et son frère ont été tabassés par les membres de la milice imbonerakure le 18 avril 2019, sur la colline Mugendo, commune Ntega Province Kirundo (norddu pays). Les victimes ont été attaquées quand ils étaient à la maison par un groupe de miliciens  imbonerakure dirigé par un certain daniel Mujambere. Les frères attaqués sont les membres du parti CNL dirigé par Agathon RWASA

                        Zacharie NIZIGIYIMANA a été tabassé par des membres des imbonerakure sur la colline RUKIRA, commune Butihinda, province muyinga( nord du pays) le soir du 21 AVRIL 2019

La victime est un membre actif du parti CNL et a succombé de ses blessures le 23 Avril 2019 quand il était incarcelé au cachot de la polilce à butihinda.

 Le rapport invoque également le cas d'attaque de  deux (2 ) militants du CNL par les imbonerakure qui ont commencé à les tabasser quand les victimes se sont défendues les imbonerakure ont commencé à faire appel au renfort les autres imbonerakure pour pouvoir tabasser les membres des CNL. 

 

                      Antoine Rwasa, Jean Marie Bizimana, Christophe Ndikumagenge et Minani (surnommé Kwanda) ont été tabassés par des membres de la milice imbonerakure sur la colline Murungurira, commune Ntega, province Kirundo (nord du pays) le 18 mai 2019. Des proches rapportent que ces hommes sont tous des membres du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté) dirigé par le député Agathon Rwasa. Des témoins rapportent que les miliciens imbonerakure ont envahi les domiciles respectifs de ces membres de l’opposition ainsi que ceux de deux autres de leurs camarades qui ont fui à leur arrivée. Les personnes visées ont tenté de se défendre mais ont été maitrisées et tabassées par une douzaine de miliciens imbonerakure

                          Vincent Ndikumana, Jean Baptiste Shirangabo et Fabrice Sendegeya ont été violemment tabassés par des membres de la milice imbonerakure sur la colline Gitwenzi, commune Ntega, province Kirundo (nord du pays) le 9 juin 2019. Des proches rapportent que les victimes sont tous des membres du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté). Ils ont été attaqués dans un bar où ils partageaient un verre

                       Salvator Budigoma a été tabassé par des membres de la milice imbonerakure sur la colline Rukiga, commune Rusaka, province Mwaro (centre du pays) le 12 juin 2019. Des proches rapportent que les miliciens l’ont interpellé alors qu’il partait travailler le matin. La victime est un membre actif du parti d’opposition CNL dirigé par le député Agathon Rwasa.

                       Évariste Nzirorera  et  Norbert Bayiramye ont été tabassés par des membres de la milice imbonerakure sur la colline Bubogora, commune Murwi, province Cibitoke (nord-ouest du pays) le 16 juin 2019. Des témoins rapportent que les miliciens ont utilisé des gourdins. Les victimes sont des membres actifs du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté) dont le secrétaire du parti en province Cibitoke

                       Jean Prosper Hitimana a été tabassé par des membres de la milice imbonerakure sur la colline Murungurira, commune Ntega, province Kirundo (nord du pays) le 4 juillet 2019. Des témoins rapportent que la victime, un enseignant, venait de réclamer le remboursement d’une somme d’argent qu’il avait précédemment prêté au directeur de son établissement. Le directeur de l’école, membre de la milice imbonerakure, a aussitôt fait appel à d’autres miliciens pour l’aider à tabasser M. Hitimana pour « insolence ». Des proches rapportent que la victime est membre du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté), ce qui serait à l’origine de la violence à son égard

                       Ibrahim a été tabassé par membres de la milice imbonerakure sur la colline Mutambara, zone Gatete, commune et province Rumonge (sud-ouest du pays) le 4 juillet 2019. Des proches rapportent que la victime est un membre du parti d’opposition CNL. Il a été interpellé et tabassé par les miliciens du parti au pouvoir pour avoir porté un tee-shirt aux insignes de son parti CNL.

                           Aloys NCISHUBWENGE, Zacharie NIZIGIYIMANA, Elie NDUWIMANA, Etienne NTEGEREJIMANA, Ismaël BAHATI, Térence YAMUREMYE, Gilbert HATUNGIMANA, Ernest MIBURO et MAGORORI, de la colline Rukira, zone et commune Butihinda, province Muyinga, membres du parti CNL ont été battus à coups de bâtons et de pierres par un groupe d’Imbonerakure dirigés par Saïdi NYAMARUSHWA, secrétaire-adjoint communal du parti CNDD-FDD et Shabani NIMUBONA, responsable des Imbonerakure  le 21 Avril 2019. Selon des sources sur place, ces Imbonerakure avaient fait sortir de leurs ménages 11 membres du parti CNL dont deux ont pu s’échapper

                             Jean Paul GAHUNGU, Christophe NDIKUMANA, Antoine RWASA, Jean Marie BIZIMANA, le nommé KWANDA, tous membres du parti CNL, ont été attaqués par des Imbonerakure sur la colline Murungurira, commune Ntega, Province Kirundo le 18mai 2019.  Cette attaque était dirigées par Jean Marie MUGUMYANKIKO alias Sindyibigori, représentant communal du parti CNDD-FDD. Selon des sources sur place, les victimes étaient tous accusés d’être intervenus et de résister  aux  menaces des Imbonerakure contre les membres du parti CNL de la colline Gitwenzi en date du 17 mai 2019

 

                               Des individus non identifiés ont blessé quatre personnes lors d’une attaque visant la destruction d’une nouvelle permanence du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté) dans la zone Minago, commune et province Rumonge (sud-ouest du pays) le 26 juillet 2019 dans la nuit. Des proches rapportent que tous les blessés sont des militants du parti CNL qui avaient décidé de veiller pour sécuriser leur permanence après  que des membres de la milice imbonerakure aient décidé de la détruire. Les auteurs de l’attaque  ont grièvement blessé Paul Ninteretse  et ses trois (3) compagnons d’infortune, avant de vandaliser la permanence.

                            Des militants du parti CNL de retour d’une cérémonie d’ouverture de leur permanence à Muyinga sont tombés dans une embuscade de ” malfaiteurs “, dimanche 18 août, à Rugari. Bilan : un mort et des blessés[1]. Les militants du CNL incriminent des Imbonerakure qui réfutent complètement l’accusation.

                          Joséphine Mpfukamensabe (22 ans), Vestine Muhawenimana (18 ans) et Alphonsine Niyonsenga (15 ans) ont été tabassées par l’administrateur communal de Bwambarangwe, Fébronie Niyingabiye le 02/09/2019, Joséphine a été durement frappée dans le dos et actuellement hospitalisée, des mobiles politiques seraient derrière cette affaire. Leurs proches parlent qu’elles sont victimes pour avoir participé dans les répétitions de danses pour les cérémonies d’ouverture de la permanence du parti CNL. L’administrateur de la commune Bwambarangwe n’est toujours pas inquiété, aucune enquête, aucune assistance n’a été accordée aux familles de ces jeunes filles même celle hospitalisée

 

 

   

4.    Arrestations arbitraires des membres des CNL

                           Depuis la reconnaissance de CNL comme parti politique au Burundi z, au  moins cent soixante-quatre (164) personnes, membres de ce parti ont été victimes d'arrestation arbitraire et de détention abusives. 

 La CB CPI a été informée  des cas suivant :    :

                              Bonaventure surnommé Bolingo et Shabani sur la colline Kabizi, commune Kayogoro, province Makamba (sud du pays) le 14 février 2019 qui ont été arrêtés par un élu collinaire en complicité avec des membres de la milice imbonerakure. Des proches rapportent que le premier est le représentant du parti FNL des fidèles du député Agathon Rwasa, parti récemment transformé en CNL.

                           Marc Nahimana, Albert Kwizerimana, Richard Niyondiko, Daniel Manirampa, Elias Mvukiyuburundi et Geredy Ntawutangimana sur la colline Muyange, commune Mugina, province Cibitoke (nord-ouest du pays)  ont été arrêtés par des membres de la milice imbonerakure le 15 février 2019 dans la soirée.

 Des proches rapportent que ces personnes sont tous des militants du nouveau parti politique CNL (Congrès National de la Liberté) du député Agathon Rwasa (parti qui remplace le FNL)

                               Douze (12) personnes ont  été  arrêtées par des agents de la police sur la colline Gerangabo, commune Mutaho, province Gitega (centre du pays) le 7 mars 2019. Des témoins rapportent que les personnes arrêtées sont toutes des militants du parti d’opposition CNL accusées de détention illégale d’armes

 La CB-CPI a aussi pris connaissance de l'arrestation de dix-sept (17) autres personnes par des agents de la police à Gitandu, commune Matana, province Bururi (sud du pays) le 10 mars 2019. Il s’agit des membres du nouveau parti CNL (Congrès National pour la Liberté) du député Agathon Rwasa qui se rendaient dans la ville de Bujumbura  pour  une  cérémonie  d’inauguration de la permanence  nationale  et  du lancement officiel des activités politiques de ce parti d’opposition. D’autres agents ont arrêté dans le même moment dix-sept (17) autres militants du CNL dans la commune Bukemba, province Rutana (sud-est du pays).

                            Le responsable du service national des renseignements de la province Kirundo (nord du pays) a arrêté Asman Misago à son domicile sur la colline Gatare, commune Busoni, province Kirundo le 12 mars 2019. Il s’agit d’un membre du parti d’opposition CNL récemment crée.

                            Jean Bosco NYANDWI, représentant provincial des jeunes du parti politique CNL a été arrêté et détenu au cachot de Rumonge le 22 mars 2019, sur la colline Murenge, zone Rusabagi, commune Burambi, province Rumonge  par des policiers en complicité avec Diomède NIYONSABA, secrétaire provincial du parti CNDD-FDD. Selon des sources sur place, ce dernier l’a accusé de tenir des réunions illégales. Selon les mêmes sources, cette arrestation est liée à des motifs politiques  visant à intimider les membres du parti CNL en les empêchant de recruter des nouveaux adhérents

                          Etienne MIBURO alias Nkorokoro, membre du parti CNL, a été arrêté et conduit  au cachot de cette commune le 24 mars 2019, sur la colline Mushonge, zone Birambi, commune Nyamurenza, province Ngozi par des Imbonerakure dirigés par Dismas MUNEZERO alias Barengayabo. Selon des sources sur place, la victime venait des travaux champêtres et a croisé ces Imbonerakure en activités sportives. Comme ils le connaissaient comme membre du parti CNL, ils l’ont directement arrêté et emmené au cachot expliquant aux policiers responsables de ce cachot que la victime leur a lancé des injures.

                     Adrien NZOYIHERA, membre du comité provincial du parti CNL en province Gitega, a été arrêté le 26mars 2019, au quartier Nyabututsi, commune et province Gitega  par des policiers et des Imbonerakure au moment où il étanchait sa soif dans un bistrot de la localité communément appelé "plage", dans la ville de Gitega. Selon des sources sur place, il a été conduit au cachot de la police à Gitega. Le mobile de son arrestation n’a pas été révélé

                       Melchiade HATANGIMANA, représentant des jeunes du parti CNL en zone Minago, commune et province Rumonge a été arrêté le 27 mars 2019 par des policiers. Selon des sources sur place, il était accusé de tenir des réunions clandestines du parti ; chose qu’il n’a cessé de nier. Il a été conduit au cachot de la police à Rumonge. Selon les mêmes sources, ces policiers étaient accompagnés par les Imbonerakure.

                  Jean Bosco Hatungimana, Constantin Minani, Majambere et Marc Bagenzi ont été arrêtés par des agents de la police   sur la colline Nyamarobe, commune Kiremba, province Ngozi (nord du pays) le 15 mars 2019. Des proches rapportent qu’ils  sont tous des militants du nouveau parti d’opposition CNL du député Agathon Rwasa. Lors de cette opération, des membres de la milice imbonerakure accompagnaient les agents de la police pour les aider à désigner les personnes à arrêter.

                      Éric Niyorugira a été arrêté par des membres de la milice imbonerakure à son domicile sur la colline Kagazi, commune Rugombo, province Cibitoke (nord-ouest du pays) le 17 mars 2019 dans la soirée. Un autre groupe de miliciens a  arrêté Pacifique Niyorugira, Éraste Bizimana et Japhet Irankunda sur la colline Gisaba, commune Murwi, province Cibitoke. Tous les quatre (4) jeunes hommes victimes de ces arrestations arbitraires sont des militants du parti d’opposition CNL (Congrès National pour Liberté) dirigé par le député Agathon Rwasa. Des proches rapportent qu’ils n’ont aucune nouvelle d’Éric Niyorugira depuis son enlèvement par les miliciens : il est introuvable dans tous les cachots officiels de Rugombo

                Des agents de police en compagnie des miliciens imbonerakure ont tenté d’arrêter Dominique Nijimbere, militant du parti CNL, à son domicile sur la colline Murambi, commune Nyarusange, province Gitega (Centre du pays) le 21 mars 2019. Des témoins rapportent que la victime a échappé de justesse mais soulignent plutôt une chasse à l’homme des militants du parti CNL dans cette commune. Des témoins rapportent également que deux (2) de ces militants ont déjà fui la commune et une liste des personnes à arrêter aurait déjà été dressée

                    La CB-CPI a eu des informations sur l'arrestation de Bosco Nyandwi par des agents de la police sur la colline Murenge, zone Rusabagi, commune Burambi, province Rumonge (sud-ouest du pays) le 22 mars 2019. Selon ses proches, il s’agit du représentant provincial de la jeunesse du nouveau parti CNL du député Agathon Rwasa.

                     Abel Niyonkuru, Mélance Ngenzebuhoro et son épouse, Léonidas Niyonkuru, Alexis ainsi qu’un conducteur de taxi-moto ont été arrêté par des agents de la police sur la colline Rukobe, commune Itaba, province Gitega (centre du pays) le 24 mars 2019 dans la soirée. Toutes ces personnes sont des membres du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté) du député  Agathon Rwasa. M. Abel Niyonkuru est le représentant de ce parti dans la commune Itaba et M. Ngenzebuhoro représente la jeunesse de ce parti ; les autres personnes arrêtées étant des militants également de cette formation politique  réprimée sans relâche. Des proches rapportent qu’ils ont été interpellés dans un bistrot de la localité alors qu’ils partageaient un verre.

                    Des membres de la milice imbonerakure ont passé à tabac Pasteur Marore  sur la colline Jimbi, commune et province Gitega (centre du pays) le 24 mars 2019. La victime est un membre du parti d’opposition CNL.

               Georges Itangishaka, Daniel Nizigiyimana et Raymond Nkurikiyimana ont été arrêté par des membres de la milice imbonerakure sur la colline Gitumba, zone Nyamakarabo commune Mugina, province Cibitoke (nord-ouest du pays) le 25 mars 2019. Les trois (3) hommes sont des membres du parti d’opposition CNL. Des proches rapportent qu’ils ont été arrêtés alors qu’ils allaient  s’enquérir de  la situation des membres de leur parti, passés à tabac la veille par des miliciens imbonerakure

             Melchiade Hatangimana, membre du parti CNL, a été arrêté par des agents de la police à son domicile sur la colline Mbigiri, zone Minago, commune et province Rumonge (sud-ouest du pays) le 27 mars 2019 dans la soirée. Il est à noter que Melchiade Hatangimana était vice-secrétaire provincial de la jeunesse du parti d’opposition CNL du député Agathon Rwasa. Des proches rapportent qu’il est accusé d’avoir organisé une réunion clandestine du parti CNL

            Sylvain Ndayahoze, Pascasie Kezimana et Ézéchiel Mahoro, au village II de la commune Gihanga, province Bubanza (ouest du pays)  ont été arrêtés   par les agents de la police le 30 mars 2019. Des témoins rapportent que les agents de police étaient accompagnés de membres de la milice imbonerakure du parti au pouvoir CNDD-FDD.  Les trois (3) personnes (2 hommes et 1 femme) se trouvaient dans un bar

Des proches indiquent que ces trois (3) personnes sont des militants du parti CNL (Congrès National pour la Liberté) dirigé par le député Agathon Rwasa. Ils sont accusés d’avoir tenu une réunion non autorisée.

               Jonathan Ntakirutimana, Éraste Havugiyaremye, Mme Marie Bukuru et Marie-Goreth Ntezukwigira  de  la colline Mibanda, zone Kizuka, commune et province Rumonge (sud-ouest du pays) ont été arrêtés par des agents de la police et du service national des renseignements le 4 avril 2019. Ces quatre(4) personnes sont des membres du parti d’opposition CNL

               Joseph MIROHA, membre du parti CNL, a été tué par des hommes armés non identifiés le 18 Avril 2019 sur la colline et zone Musenyi, commune Mpanda,province Bubanza. Selon des sources sur place, ces hommes ont troué un mur de la maison de Joseph MIROHA et s’y sont introduits. Huit personnes dont 5 membres du CNL et 3 Imbonerakure ont été arrêtées et détenues au cachot du poste de police de la commune Mpanda pour des raisons d’enquête

Les organisations de la défense des droits humains ont également documenté le cas de jean Baptiste GATABAZI de la commune Nyanza Lac, province Makamba qui a été arrêté par la police le 20 Mars 2019 pour cause de viol sur une fille de 18ans 

Les proches de la victime indiquent qu'il a été emprisonné pour des motifs politiques du moment qu'il est membre du parti CNL et l'expertise médicale n'a montré aucun signe de viol

                Marc Rwasa, Salvator Sinzobatorana (surnommé Kaburo) et Samuel Mugisha de  la colline Rukore, commune Ntega, province Kirundo (nord du pays) le 14 avril 2019 ont été incarcéré après  avoir été battus par la milice imbonerakure en complicité avec la police. 

Des proches indiquent que les victimes sont membres du parti CNL et que les agresseurs n'ont jamais été inquiétés 

          La police a arrêté un certain Rénovât sur la colline Nyange en commune et province Makamba le 19 Avril 2019 

Des témoins indiquent qu'à l'origine de cette privation de liberté qu'il y a eu une dispute entre Mr Rénovat avec un imbonerakure dans un bistrot et de surcroit Mr Rénovat est un membre du parti CNL

        Selon des témoins sur place, en date du 24 Avril 2019, un groupe de personnes  dont  les noms suivent : Fidèle Kabura, Désiré Ndikumana et Éraste Nibigira, membres du parti CNL ont été arrêtés pour la seule cause qu'ils ont rendu visite  à  Rénovat qui était en détention 

Selon toujours les proches des victimes, ces dernières ont été arrêtés sur l'ordre du Gouverneur de la province Makamba Gad NIYUKURI ce qui est une violation flagrante de la loi où c'est le Gouverneur de la province qui ordonne l'emprisonnement des personnes alors qu'il est du ressort du pouvoir exécutif

           La police a arrêté, sur la colline mwange, zone kizuka en commune Bururi, Adrien Nzambimana en date du 24 avril 2019. La victime est un membre du parti CNL qui a rejoigné  quatre (4) autres membres du CNL qui venaient de passé plus de trois   semaines dans le cachot sans qu'il y ait aucune charge retenue contre eux.  . Il s'agit de jonathan NTAKIRUTIMANA,Erastus HAVUGIYAREMYE, Jean Marie Bukuru et marie – Goreth NTEZUKWIGIRA arrêtés sur la colline Mibnda , zone Kizuka commune et province Rumonge le 4 Avril 2019.

      Léonard Nzobonimpa, un militant du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté), a été arrêté à Gitaza, province Rumonge (sud-ouest du pays), par des agents de la police le 26 avril 2019. Des proches rapportent qu’il a été arrêté alors qu’il partageait un verre dans un bistrot avec  les  membres du MSD et accusés de tenir une réunion clandestine.

Ils ont été transférés le 27 avril 2019 aux cachots du service national des renseignements qui les accuse d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État.

         Sur la colline Nyamitanga, zone Ndava, commune Buganda, province Cibitoke, Gabriel NIYONZIMA et Claude MPOZENZI, tous membres du parti CNL, ont été arrêtés par Venant MIBURO, responsable du SNR en province Cibitoke le 16 Avril 2019. Selon des sources sur place, ces deux personnes ont été descendues d'un véhicule de transport qui se rendait à Bujumbura. Selon les mêmes sources, elles ont été ligotées et ont été embarquées à bord d’une voiture appartenant audit agent qui les a  conduits vers une destination inconnue.

            Adamon NSHIMIRIMANA, représentant communal du parti CNL et Télésphore MANIRAMBONA, membre du comité communal du même parti, ont été arrêtés sur la colline et zone kamaramagambo de la commune Butihinda le 23 Avril 2019. Les deux victimes ont été conduites au cachot de la Police Judiciaire  Muyinga par des policiers accompagnés par des Imbonerakure. Selon des sources sur place, ces inculpés rentraient des obsèques de feu Zacharie NIZIGIYIMANA, membre du même parti mort  suite à la torture lui infligée par des Imbonerakure en date du 21 avril 2019. Selon les mêmes sources, les deux personnes ont été accusées d’insurrection

                Adrien NZAMBIMANA, membre du parti CNL, a été arrêté, au village de Mbuga, colline Mwange, zone Kizuka, commune et province Rumonge, par des policiers et conduit au cachot de police à Rumonge le 24 Avril 2019. Selon des sources sur place,  accusé d’avoir tenu des réunions clandestines ; ce qu’il n’a pas cessé de nier.

            Cyriaque BUCUMI, Dieudonné HATUNGIMANA et Siméon NITUNGA, tous militants du CNL, ont été arrêtés et incarcérés le 25 Avril sur la colline yuro, commune Gisagara province Cankuzo. Selon une source locale, ces militants du parti d'Agathon RWASA ont été interpellés par le responsable des Imbonerakure  en  même temps directeur du Lycée de Murore. On a appris d’un proche de la victime que le 27 avril 2019, le responsable du SNR a sorti NITUNGA et l'a conduit dans un lieu clandestin. On note encore qu'aucune explication n'a été fournie sur les mobiles de son arrestation.

               Ezéchiel NDAYISHIMIYE et Jean Marie NDUWAYO, deux militants du parti CNL ont été interpellés par des Imbonerakure sur la colline Taba, zone Mugogo de la commune Gihogazi, province Karusi le 28 Avril 2019.  La CB-CPI a appris d’une source locale que des Imbonerakure des collines Taba, Mugogo et Kizingoma cordonnés par deux anciens combattants du CNDD-FDD sont venus arrêter ces militants du CNL à leur domicile. La même source fait savoir que les auteurs des interpellations ont exigé aux militants du CNL de dévoiler les noms des membres de leur parti qui ont déjà donné des contributions et la composition des comités sur les collines et au niveau communal. Par après, ils ont été conduits au cachot de la commune de Gihogazi.

                                Oscar Nizigiyimana, Anatole Karorero, Mathias Ndayisaba, Eugène Rukerandanga, Innocent Nkezabahizi, Jonas Nzeyimana et Vincent Nzitunga ont été arrêtés, au centre de la commune et province Kirundo (nord du pays), le 3 mai 2019 dans la soirée par le commissaire de police de Kirundo. Les personnes interpellées sont tous des militants du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté) dont le responsable de ce parti dans la province Kirundo  M. Nizigiyimana. Des témoins rapportent que l’arrestation a eu lieu dans un bar où ils partageaient un verre.  Lors de l’arrestation, des témoins rapportent que des membres de la milice imbonerakure du parti au pouvoir CNDD-FDD accompagnaient le commissaire de police de Kirundo

             Emmanuel Bimenyimana, Eric Ndikumana et Benoît ont été arrêtés par des agents de la police dans le quartier Ruziba, zone Kanyosha, commune Muha (sud de la ville de Bujumbura) le 8 mai 2019. Il s’agit de membres du parti d’opposition CNL : M. Bimenyimana est président des jeunes du CNL dans la zone Kanyosha, M. Ndikumana est membre du comité exécutif de l’organe des jeunes du CNL et Benoît est le représentant des jeunes du quartier Nyabugete.

      Vénérant  Masumbuko, Patrick  Hakizimana et Léonidas ont été arrêtés par des agents de la police à Magara, commune Bugarama, province Rumonge (sud-ouest du pays) le 11 mai 2019. Des proches rapportent que les trois (3) hommes sont des militants du parti d’opposition CNL dirigé par le député Agathon Rwasa. M. Masumbuko est par ailleurs représentant de ce parti dans la commune Bugarama. Ils sont accusés de non-assistance à une personne en danger. Les proches rapportent que des miliciens imbonerakure ont envahi le domicile de M. Masumbuko qui a dû se défendre de cette attaque en blessant un des agresseurs.

               Emmanuel MANIRAKIZA, secrétaire du parti CNL dans la zone Gatete , Epipode NIKOBAMYE, Gilbert NIYONKURU, Dieudonné NIKOBAMYE et Joachim BANDYATUYAGA (commerçant), tous membres du même parti, ont été arrêtés par des policiers en collaboration avec des Imbonerakure dans la zone Gatete , commune et province Rumonge le 15 mai 2019.

Selon des sources sur place, ils ont été accusés de tenir des réunions clandestines et ont été conduits au cachot de la police à Rumonge.  Joachim BANDYATUYAGA est victime d’avoir fait loué sa maison au parti CNL à Gatete.

         Audace Barutwanayo a été arrêté par des agents de police sur la colline Nyamutobo, commune Gishubi, province Gitega (centre su pays) le 19 mai 2019. Il s’agit d’un membre du parti d’opposition CNL accusé d’avoir brûlé la clôture d’une propriété.  Ce que nie le suspect et qualifie de pure montage.

          Aloys Niyonkuru a été également arrêté  par des agents de police sur la colline Ngaruzwa, commune Ryansoro, province Gitega (centre du pays) le 19 mai 2019. Des proches rapportent que M. Niyonkuru est aussi un membre du parti d’opposition CNL. Il a été interpellé à la sortie de la messe

            Marc Nsavyimana, Dismas Hakizimana, Gabriel Marimbu, Étienne Harushimana et Jean de Dieu Miburo ont été arrêtés par des agents de police, dans la commune Gihanga, province Bubanza (ouest du pays) le 21 mai 2019. Toutes ces personnes sont des membres du parti d’opposition CNL accusés de tenir une réunion non autorisée

             Nathan Barampama, Hilaire Banyansekera et Baudouin ont été arrêtés par des agents du service national des renseignements,   dans la commune Buhiga, province Karusi (centre-est du pays) le 25 mai 2019. Les trois (3) hommes sont des responsables locaux du parti d’opposition CNL. M. Barampama est le responsable du CNL dans la province Karusi et M. Banyansekera  

Adrien Nkezimana et Israël Hatungimana ont été arrêtés par des agents de police dans la zone Kizuka, commune et province Rumonge (sud-ouest du pays) le 28 mai 2019.

  Des proches rapportent que les deux hommes sont des militants du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté). Ils ont été arrêtés alors qu’ils venaient faire une déposition comme témoins à charge d’une violente agression dont la victime est un autre membre du parti CNL nommé Jean Claude Ndayishimiye. Des témoins rapportent que ce dernier a été violemment tabassé par des membres de la milice imbonerakure dirigés par Gilbert Hakizimana le 25 mai 2019. Les deux militants arrêtés s’apprêtaient à faire des dépositions comme témoins contre M. Hakizimana  

               Vincent Ndikuriyo, Émile Nkurunziza, Philippe Hatungimana, Antoine Mbesherubusa, Elson Nishimwe, Emmanuel Niyongabo et Jean Marie Irakoze ont été arrêtés par des membres de la milice imbonerakure en complicité avec des agents de la police    sur  la colline Gasenyi, commune Nyarusange, province Gitega (centre du pays) le 10 juillet 2019. Des proches rapportent que tous ces hommes  sont  des  membres du parti d’opposition CNL accusés d’avoir « enfreint le couvre-feu de 20 heures .

             Des membres de la milice imbonerakure ont tenté d’arrêter illégalement Gabriel Hatungimana sur la colline Mugitega, commune Bugendana, province Gitega (centre du pays) le 8 juillet 2019. Des proches rapportent que M. Hatungimana est le représentant du parti d’opposition CNL dans la zone Bugendana accusés par les miliciens de s’opposer au 3e mandat du président Pierre Nkurunziza

         Jérédie Niyonzima a été arrêté par   des membres de la milice imbonerakure, à son domicile sur la colline Rutonganikwa, commune Buhiga, province Karusi (centre-est du pays) le 13 juin 2019 dans la soirée. 

Des proches rapportent que les miliciens du parti au pouvoir CNDD-FDD, menés par le nommé Jean Paul Mvuyekure, ont forcé l’entrée pour prendre et emmener le jeune homme vers la position de police de la localité. Le père du jeune homme, Cléophace Nkurunziza, est leader du parti d’opposition CNL sur la colline Rutonganikwa.

                Bosco Bayisabe et David Nahinkuye ont été arrêtés par des agents de la police sur la colline Rwaniro, zone Murago, commune Burambi, province Rumonge (sud-ouest du pays) le 13 juillet 2019. Des proches rapportent que les deux (2) jeunes hommes sont des militants du parti d’opposition CNL. Ils seraient victimes de s’être défendus lors d’une agression d’un groupe de miliciens imbonerakure. Lors de ces affrontements, un des miliciens du parti au pouvoir CNDD-FDD a été blessé  

            Cinq (5) membres du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté) ont été arrêtés par l’administrateur de la commune Ntega, sur la colline Murungurira, commune Ntega, province Kirundo (nord du pays) le 15 juillet 2019. Des témoins rapportent que l’administrateur, Philippe Ngabonziza, était accompagné du chef de la milice imbonerakure de la commune Ntega et du chef de police de Murungurira pour arrêter les militants du parti CNL. Des proches rapportent que ces arrestations sont consécutives à la destruction de trois (3) maisons appartenant à des militants de ce parti, lesquels se sont vengés en détruisant deux maisons appartenant à des militants du parti au pouvoir CNDD-FDD

       Pierre Claver Ruvugusi a été arrêté par des agents de la police et du service national des renseignements   à son domicile dans le quartier Yoba, ville de Gitega (centre du pays) le 18 juillet 2019. Des proches rapportent que M. Ruvugusi est le président de la cellule du parti d’opposition CNL du quartier Yoba.

       Félix et Fidèle ont été arrêtés par des agents de la police dans la zone Muzenga, commune Rutovu, province Bururi (sud du pays) le 5 juillet 2019. Des proches rapportent que ces deux personnes sont des enseignants mais aussi des membres du parti d’opposition CNL. Ils sont accusés d’avoir attaqué à la grenade une antenne appartenant à une compagnie privée de téléphonie mobile

 Trois (3) hommes ont été arrêtés par des membres de la milice imbonerakure , dans un bistrot sur la colline Kirinzi, commune Mugina, province Cibitoke (nord-ouest du pays) le 23 juillet 2019 dans la soirée. Des témoins rapportent que les trois personnes arrêtées sont des membres du parti d’opposition CNL qui partageaient un verre. Un responsable local du parti au pourvoir CNDD-FDD qui se trouvait dans le même bistrot a appelé des miliciens de son parti pour procéder à l’arrestation.   

         Deux (2) membres du parti d’opposition CNL de la province Karusi (centre-est du pays) ont été  arrêtés et transférés en prison le 9 août 2019, suite à une correspondance adressée aux responsables de la province Karuzi dont le Gouverneur. La dite correspondance demandait aux responsable de cesser les intimidations et persécution contre les membres de CNL. Il s’agit de Nathan Barampama, représentant du parti CNL dans la province Karusi et Philbert Ndihokubwayo, cadre de ce parti dans la même province. Les deux hommes ont été condamnés froidement et respectivement à une peine de 5ans et 10 ans de servitude pénale pour « actes terroristes » une condamnation intervenue sans aucune preuve ou élément constitutif du crime pour lequel ils sont poursuivi   

        Fabrice Banderembako, Abel Rwasa, Longin Nkezabahizi, Adrien Nayubusa et Jackson Karemera ont été arrêtés par des agents de la police, dans une permanence du parti d’opposition CNL (Congrès National pour la Liberté) dans la commune Bwambarangwe, province Kirundo (nord du pays) le 13 août 2019. Des témoins rapportent que ces personnes sont des membres du parti CNL dont le représentant de ce parti dans la commune Bwambarangwe. Ils ont été encerclés à leur permanence par des membres de la milice imbonerakure qui ont à leur tour appelé la police  

5.    Les permanences du parti CNL vandalisées

 

                     Pendant ces derniers jours où les échéances électorales approchent, l'intolérance politique continue à s'aggraver et plusieurs permanences du parti CNL sont soit détruites, souillées à l’aide d’excréments humains, vandalisées ou brulées.

A la date où nous sommes, plus de 20 permanences du parti CNL ont été touchées et la milice imbonerakure en est responsable en complicité avec les membres du corps de sécurité[1].

                  Dans ce rapport nous allons donner une liste non  exhaustive  des permanences du parti d'Agathon Rwasa qui ont été attaquées depuis la reconnaissance du parti CNL Jusqu'aujourd'hui.

                   Le journal iwacu [2] a enregistré  et publié au moins huit (8) permanences attaquées   en un seul  mois de juillet 2019 seulement.

Il s'agit notamment :

  1. D'une permanence du parti CNL en zone de Minago, commune de Rumonge, a été démolie, le 26 juillet par des personnes non encore identifiées. Quatre (4) personnes dont deux grièvement ont été blessées au cours d’échange de jets  de pierres entre ceux qui gardaient cette permanence et un autre groupe
  2. D'une permanence du parti CNL en zone de Kizuka de la commune de Rumonge, qui a été entachés des excréments humains par des personnes non identifiées, le 24 juillet 2019
  3. D'une permanence du parti CNL, en zone de Gatete dans la commune et province de Rumonge (Sud-Ouest du pays). (SOS Médias Burundi), qui a été brulée par des personnes inconnues. Le journal iwacu a souligné qu'en une seule semaine. plus de quatre permanences ont été soit détruites soit souillées à l’aide d’excréments humains et plusieurs militants du CNL battus ou arrêtés dans la province de Rumonge.
  4. Le journal iwacu a recueilli des informations selon lesquelles, en commune Mpanda, quand on allait procéder à l'inauguration de 5 permanences, les membres de la milice imbonerakure ont empêché cette activité. En effet, en date du 26 Juillet, sur la colline Murengeza, les militants du parti CNL avaient été mobilisés pour une opération de relooking complet : Achat de pots de peinture et de tout matériel nécessaire, réquisition d’un dessinateur pour enfin accueillir le président du parti CNL pour procéder à l’inauguration de ses permanences   Mais des trouble-fêtes se sont invités dans la danse.
  5. En colline Rubira, le relooking n’avait pas encore commencé qu’un groupe d’hommes a investi les lieux, semé la panique. Les membres du CNL ont fui laissant ce groupe d’hommes devant la permanence. Lorsqu’Iwacu s’y rend lundi 29 juillet, soit 4 jours après l’attaque, surprise ! C’est le drapeau du parti CNDD FDD  qui flotte dans les airs, comme pour narguer les Inyankamugayo (membres du parti CNL) qui se félicitaient déjà d’avoir une permanence sur leur colline.
  6. En date du 12 juin, Une permanence du parti CNL en commune de Nyabiraba (province de Bujumbura, Ouest du pays), a été réduite en cendres par des hommes dont certains en tenue policière[3]

 

    Des responsables locaux du CNL assurent que des hommes armés de pioches, de machettes et de planches accompagnés de quelques hommes en uniforme policière ont investi la permanence. Ils ont ligoté les sentinelles de la permanence et d'autres membres du CNL qui avaient décidé d'y veiller. Ils ont par la suite procédé à sa démolition et y ont mis le feu", indiquent-ils.

 Les sentinelles et certains militants qui s'y trouvaient sont pour le moment portés disparus.

"Deux d'entre eux sont dans les cachots de la police. Nous sommes sans nouvelles des autres. Nous craignons le pire" affirment les responsables du CNL. 

 

Permanence du parti CNL réduite en cendre à nyabiraba

 

  1. Une autre permanence du CNL qui a été vandalisée est celle du quartier kanyosha commune Muha dans la capitale économique de Bujumbura qui été détruite dans la nuit du dimanche le 18 août

Selon les informations disponibles chez SOS média[4], c'était vers une heure  du matin , que des Imbonerakure du quartier ont toqué  sur les portes des habitats du quartier en les intimant  l’ordre  de se taire et de ne pas  passer aucun appel téléphonique.  Ils disaient qu’ils ont un travail de sécurité à faire et ont indiqué que quiconque osera passer outre cette mesure sera puni sévèrement et c’est à ce moment qu’ils ont commencé à détruire cette permanence

 

   

6.  Conclusion.

 

 

La reconnaissance du CNL (congrés National pour la liberté) dirigée par Agathon RWASA semblait être un pas géant vers la réouverture de l’espace politique  au Burundi du moment que cette formation politique pourrait être autorisée à participer dans les prochaines élections sans entraves graves.

Néanmoins, malgré les propos du parti CNDD-FDD témoignant que les partis politiques vivent en harmonie et se préparent ensemble pour les élections de 2020, la répression qui se manifeste contre le parti CNL est un indice qui montre clairement que le processus électoral ne sera pas apaisé, démocratique et transparent, au contraire seront des élections qui viendront aggraver la situation

Nous recommandons à la communauté des Etats d'Afrique de l'est, à l'union Africaine et les Nations unies de suivre de près le processus électoral en cours au Burundi.

 En outre, dans la plupart des cas de violations des droits et libertés susmentionnées, l’implication de la jeunesse Imbonerakure du parti au pouvoir est un mauvais signe car cette jeunesse qui jouit d’une impunité totale pour leurs actes est manipulée à travers tout le pays et leur avenir est hypothéqué.

En outre, l’administration tout comme les corps de défense et de sécurité sont soit complices soit tolèrent des actes de barbarie qui se commettent à leurs yeux. Cette complicité ou inertie est grave de conséquence et pourraient constituer une source certaine d’inquiétudes quant à la cohabitation pacifique entre burundais  suite à ces discriminations fondées sur des mobiles politiques.

L’autre corps qui mérite d’être pointé du doigt est le pouvoir judiciaire qui, non seulement brille par son inertie coupable mais dans la plupart de cas il participe activement dans la répression des opposants alors qu’il avait un rôle de gardien des droits et libertés des citoyens.

Tous ces corps devraient se ressaisir et assurer le respect des droits et des libertés pour tous y compris ceux des opposants politiques car la stabilité et le développement du pays en sont tributaires.

La CB-CPI regrette que des violations des droits humains depuis avril 2015 continuent à prendre de l’ampleur et implore la Cour Pénale Internationale de lancer des mandats d’arrêts contre les auteurs des crimes graves en cours au Burundi

 

[1] https://www.iwacu-burundi.org/muyinga-rugari-qui-a-attaque-les-militants-du-cnl/

[1] https://www.iwacu-burundi.org/muyinga-rugari-qui-a-attaque-les-militants-du-cnl/

 

[2] https://www.iwacu-burundi.org/muyinga-rugari-qui-a-attaque-les-militants-du-cnl/

[3] Conférence de presse animée par le secrétaire exécutif du CNL mercredi 21Août 2019

[4] https://afriqueactudaily.com/index.php/2019/08/05/recrudescence-de-lintolerance-politique-iwacu/

 

[5] https://www.iwacu-burundi.org/nyabiraba-le-cnl-indesirable/

 

[6] https://www.sosmediasburundi.org/2019/08/20/burundi-kanyosha-bujumbura-mairie-la-permanence-du-cnl-vandalisee/